Vite, fort et loin pour la moralisation politique

 

liberte21Par ses actes d’une extrême gravité, la détention d’un compte dissimulé à l’étranger pour frauder le fisc, et ses mensonges inacceptables, Jérôme Cahuzac a trahi la confiance du président de la République, du Gouvernement auquel il appartenait, de la représentation nationale, et surtout des citoyens.

Même s’il ne faut pas imputer à tous la turpitude d’un seul, les actes de Jérôme Cahuzac font du mal à la République tout entière car un élu doit être là pour servir et non se servir.

Les militants socialistes Alésiens sont énormément blessés par cette affaire et tiennent à réaffirmer leur attachement indéfectible à une démocratie participative locale, à un comportement honnête et désintéressé de ses militants dans leurs actions, au service de tous les Alésiens.

Surmonter les défis, les doutes et les dégâts causés par la mondialisation est affaire d’économie mais aussi de démocratie. En Europe les populismes et les extrêmes gagnent du terrain dans les têtes et dans les urnes à mesure que progressent le chômage et la pauvreté, que se creusent les inégalités de revenus, mais aussi que les lieux de décisions semblent s’éloigner des peuples. La confiance démocratique ne peut être rétablie que sur la garantie de l’honnêteté de ceux qui nous représentent et sur leur disponibilité.  C’est ce levier décisif qui nous permettra de combattre la crise et bâtir le monde de l’après-crise.

Nous demandons au Président de la République, au gouvernement et aux parlementaires, de prendre des mesures radicales de moralisation de la vie publique : interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec celui d’un exécutif local, statut de l’élu(e) et transparence de toutes les indemnités, contrôle du patrimoine des élus, incompatibilité entre des tâches de lobbying et la fonction d’élu, inéligibilité et interdiction de tout mandat public pour des élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption. La République doit se séparer de ceux et celles qui commettent des fautes.

Il faut aller vite, fort et loin, y compris en donnant la parole au peuple par référendum si les députés et sénateurs de droite ne voulaient pas voter ces réformes, dont certaines demandent une révision de la constitution.

Gérard Baroni, secrétaire de la section d’Alès – Louise Michel
Benjamin Mathéaud, secrétaire de la section d’Alès – Robert Gourdon

Ce billet a 1 Commentaire

  1. Lionel Sugier dit :

    Voir notre blog.
    Lionel
     

Laissez un commentaire