Au conseil municipal, Max Roustan député maire d’Alès choisi l’insulte et le caniveau

Lors du conseil municipal du lundi 13 février, le maire d'Alès Max Roustan a gravement dérapé et a sombré dans l'invective et l'injure à mon endroit lors du débat sur la délibération concernant l'adoption de la première mouture du Plan Local d'Urbanisme d'Alès. Ci-dessous l'enregistrement de ce grave dérapage du maire d'Alès réalisé par un citoyen vigilant, merci à lui.


Max Roustan député maire UMP d'Alès insulte… par alesien30100

En janvier 2011 lors des vœux du Grand Alès (et à plusieurs reprises lors de manifestations publiques qui ont suivi) Max Roustan déclarait « Je suis formel. Le plan local d’urbanisme interdira toute opération immobilière sur les terrains de Richard-Ducros. ». C'était une promesse publique forte qu'il a fait aux salariés de Richard Ducros, qui depuis ont perdu leur emploi, ainsi qu'aux Alésiens. Une promesse qu'hélas il n'a pas tenu. En effet le projet de PLU classe les terrains de Richard Ducros (site de Conilhères) en zone U3 zone où d'après le règlement du PLU sont autorisés (Extrait du règlement de la zone U3) :
Les constructions à usage
- artisanal et industriel, commercial et de services
- les entreprises soumises à simple déclaration, les entreprises soumises à autorisation après un examen au cas par cas
• d'hôtels, de restaurants
• Les logements nécessaires au fonctionnement ou au gardiennage des établissements précités, limités à 80m2 de surface de plancher et réalisés dans le volume du bâtiment d'activité économique.
Les constructions d'habitation sous forme d'immeubles collectifs et, s'il s'agit de constructions individuelles, sous forme d'opérations d'ensemble, sous conditions :
- que le projet prévoit dans son implantation ou son plan de masse une isolation tant phonique que visuelle par rapport aux installations voisines,
- que le projet se localise en limite de zone et dans la continuité d'une zone à vocation d'habitat,
- que l'activité économique limitrophe de la zone constructibles ne génère aucune gêne pour les habitations envisagées,
• Les aires de stationnement ouvertes au public, les dépôts de véhicules (neufs ou d'occasion en vue de leur vente ou endommagés en vue de leur réparation).
• Les équipements publics ou d'intérêt public.
• L'extension des logements existants à la date de publication du PLU. Les annexes réalisées dans ce cadre pourront se réaliser en discontinuité du bâtiment principal.
• Les piscines.
• Les clôtures.
• L'édification d'ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement : des réseaux divers (ex : eau potable, assainissement, gaz, électricité, télécommunications, ouvrages pour la sécurité publique, transformateurs, stations d'épuration, etc.), des voies de circulation,

C'est écrit noir sur blanc dans le règlement, la construction de terrains est possible sur les terrains Richard Ducros. Lundi soir au moment du vote du PLU en conseil, j'ai donc interrogé le maire d'Alès sur cette question. Il m'a coupé la parole et a préféré m'insulter pour créer un incident de séance et couper court au débat et ne pas avoir à répondre à cette question qui le mettait devant ses contradictions et sa promesse non tenue.

Je vous livre le verbatim du conseil municipal :

Benjamin Mathéaud : « Il y a dans ce PLU une promesse forte que vous aviez faite sur la place publique aux Alésiens et en particulier aux salariés de Richard Ducros qui ont perdu leur emploi, vous aviez déclaré Monsieur le maire que jamais dans le cadre du PLU que jamais l'urbanisation, en tout cas la construction de logements ne serait autorisée sur la zone de Richard Ducros »
Max Roustan « Pardon Marcel (ndlr Marcel Gérente, premier adjoint chargé de l'urbanisme) tu as fait ça ? »
Benjamin Mathéaud : « Vous Monsieur le maire, vous aviez déclaré ça »
Max Roustan : « Mais il déconne à plein tubes là, là il faut le soigner, il est malade là, il faut vous piquer là !  Vite vite»
Benjamin Mathéaud : « Ne tombez pas dans la vulgarité. »
Max Roustan : « T'es pas vulgaire là ? »
Benjamin Mathéaud : «  Vous avez parfaitement le droit de ne pas partager mes propos, mais vous n'êtes pas obligé de sombrer dans la vulgarité. »
Max Roustan : « Oui c'est ça ! Toi tu sombres dans la connerie. J'en ai marre de l'entendre »
Benjamin Mathéaud : « A la lecture du règlement… »
Max Roustan : « Ou alors je vire Marcel Gérente parce qu'il ne m'a pas écouté. C'est lui ou c'est toi Marcel » « On me dit qu'il est constructible l'emplacement » « Non mais il est aveugle, il voit pas »
Benjamin Mathéaud « Laissez moi au moins finir, ayez la politesse républicaine de me laisser finir mon intervention, vous pourrez répondre après Monsieur le maire » (hués des élus de la majorité et d'une partie du public)
Le maire passe en force et procède, dans le brouhaha absolu, au vote au pas de charge et sans débat du reste des délibérations inscrites à l'ordre du jour en déclarant « Vos conneries vous les gardez pour vous. Vous dégagez. La police c'est moi ici » pour finir par un « Ta gueule ».

 

Benjamin Mathéaud, conseiller municipal d'Alès