Voeux du président du Grand Alès « Plus c’est gros, plus ça passe »

En réponse à l'interview particulièrement démagogique de Max Roustan, député, maire d'Alès et président de la communauté d'agglomération du grand Alès.

Réponde Benjamin Mathéaud à Max Roustan député-maire d'Alès

Monsieur Roustan nous a fait un grand numéro de démagogie pré-électorale, c'est le retour du « plus c'est gros, plus ça passe ». Mais cette époque est révolue, les citoyens en sont vaccinés, il veulent aujourd'hui un langage de vérité et des actes en accord avec les paroles. Le président du Grand Alès choisit lui de maquiller la réalité et nombreux de ses actes son contraires à ses discours.

Il aurait découvert vendredi lors de ses vœux, que « le capitalisme débridé d'aujourd'hui prend des proportions ingérables pour les êtres humains », constat que je partage, mais les faits sont têtus et l'action du Député Roustan contredit ses belles paroles. Il ne pourra pas faire oublier à 5 mois des législatives, qu'il soutient depuis 5 ans un gouvernement qui n'a eu comme seule réponse à la crise financière que l'austérité pour tous les Français excepté pour les banques et quelques privilégiés, 24 nouvelles taxes et l'augmentation de la dette de 612 milliards d'euros.

« Des communes verront leurs impôts baisser en intégrant le Grand Alès ». Qui peut croire une telle promesse aussi grotesque et mensongère ?
En 2011 le Grand Alès a voté (le 29 avril) la mise en place d'un nouvel impôt, la taxe additionnelle (TH et TFPNB). Les contribuables savent que lorsqu’une nouvelle colonne apparaît sur leur feuille d'impôt ce n'est pas synonyme de baisse.
Par contre les Alésiens ont vu depuis 2002 (date de l'agglomération à 16 communes) le montant de la part communale de la taxe d'habitation augmenter de 25% en moyenne, celui de la taxe foncière de 20% et celui de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères doubler.
Pour l'instant, les seuls impôts que le député a baissé ce sont ceux des très riches avec le bouclier fiscal.

Le président du Grand Alès maquille les chiffres de l'emploi. Il prétend que l'emploi industriel aurait progressé de 118% en dix ans. C'est faux, de 1999 à 2008 (chiffres INSEE) le nombre d'emploi dans l'industrie a baissé de 4,3% sur la ville d'Alès.
Depuis 2008 et la crise, la situation s'est aggravée, avec notamment l'assassinat économique de Richard Ducros. La vérité c'est qu'en 10 ans, la France a perdu 750 000 emplois dans l'industrie et qu'à Alès nous continuons malheureusement à en payer le prix.

Enfin pour faire oublier les retards ou les échecs sur Mercoirol, le Multiplexe ou le golf, ses promesses de 2008, il improvise, sans aucune consultation des Alésiens, le complexe urbain où il laisse carte blanche à la multinationale Vinci pour bétonner la Place des Martyrs.

Je regrette que Max Roustan n'ait pas voulu en ce début 2012 se hisser au niveau des enjeux du redressement de la France et de notre territoire. Les électeurs méritent du respect, un langage de vérité et mieux que des promesses sans lendemain.

Benjamin Mathéaud, conseiller municipal d'Alès, secrétaire de section du PS

 

 

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