Richard-Ducros : Max Roustan ne savait pas

Il ne savait pas que ses services via l'agence d'urbanisme AUDRNA travaillaient depuis 2008 à un scénario d'urbanisation du site Richard Ducros.
Il ne savait pas que le cabinet d'architecte lauréat du concours d'éco-quartier a intégré en 2009 Richard Ducros comme espace de densification de la ville dans son projet Zig-Zag.
Il ne savait pas que le rachat des terrains directement par Fayat poserait problème.
Il aura fallu attendre la date limite de la procédure de mise en redressement judiciaire, le jugement du tribunal de commerce du 28 avril et mon intervention pour que le maire d'Alès se préoccupe de la question des terrains de Fayat.
Aujourd'hui il veut nous faire croire qu'il découvre comme tout un chacun cette situation.
Je veux lui rappeler qu'en tant que maire il a été informé dès novembre de la vente de ces terrains comme de tout autre bien immobilier sur la commune d'Alès.
Le rôle d'un élu c'est d'agir pour prévoir.
En refusant d'utiliser le droit de préemption le droit de préemption lors de la vente des terrains de la famille Garrigues/Joutard à Fayat. Max Roustan n'a ni agit ni prévu : il a fait preuve, soit d'une grande naïveté, soit ce qui est plus grave d'incompétence.
Le résultat : les repreneurs fuient le dossier quand ils apprennent que sur le site Alès I ils seront locataires de Fayat, l'un de leurs concurrents. On l'a vu avec MATIERE et on le verra avec d'autres si la question de ces terrains n'est pas résolue et que le tribunal accorde un délai supplémentaire.
Puisque le maire d'Alès a atteint sur ce dossier les limites de sa compétence, je propose de faire appel à la région Languedoc-Roussillon qui a la surface financière et l'outil pour racheter les terrains du site Alès I à travers l'Etablissement Public Foncier Régional.
 
Benjamin Mathéaud, conseiller municipal d'Alès

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