« Le temps des socialistes est venu »

Interview parue dans Midi Libre le 17/11/10

Vous affronterez le conseiller général sortant Jean-Michel Suau, en place depuis treize ans. Un sacré défi…
J'ai l'habitude de relever des défis, et puis une élection n'est jamais acquise pour quiconque.

Si d'aventure vous n'arriviez pas en tête de la gauche au premier tour, ce serait pour vous un échec ?
Il y a ce qu'on appelle le désistement républicain à gauche, et je ne doute pas un seul instant que Jean-Michel Suau, s'il est derrière moi au premier tour, appellera à voter pour moi au deuxième. Évidemment, la réciproque est vraie.

Si vous remportiez, l'élection, qu'apporteriez-vous de plus ?
Les réussites du département sont avant tout l'œuvre des socialistes. Un exemple parmi d'autres avec le réseau de bus Edgard avec 750 000 passagers, alors qu'au départ on avait une prévision de 400 000. Pour moi, c'est densifier la mise en œuvre de ces politiques. Le rôle du conseiller général, ce n'est plus d'être une super-assistante sociale. Je souhaite que demain il ait un rôle d'accompagnement à tous les porteurs de projets, d'aider à libérer la création, les énergies dont notre canton est porteur.

Le conseil général sert-il assez cette partie des Cévennes ?
Je crois que le Département est assez présent ici, notamment sur Alès. En 2009, rien qu'au niveau des subventions accordées, c'est plus de 9 M. Un conseiller général socialiste peut avoir une exigence plus forte quant au contenu et au suivi des projets que le Conseil général subventionne ou aide. Je ne veux pas que le Département signe des chèques en blanc à l'UMP Roustan.

Votre candidature se veut-elle le signe du renouveau du PS ?
Il est temps que ce canton s'inscrive pleinement dans l'action de la majorité socialiste menée par Damien Alary, et que les citoyens de ce bassin testent l'efficacité des socialistes en responsabilités.

Ça veut dire qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas ?
Sur les trois cantons d'Alès, il y en a deux tenus par les communistes, le troisième par la droite. Il n'y a jamais eu de conseiller général socialiste sur Alès, je pense que le temps des socialistes est venu. On a fait la preuve au niveau du département d'une certaine efficacité dans la gestion et la mise en place de politiques innovantes. Je crois que les Alésiens, Grandalésiens, Saint-Christolens et Cendrasiens peuvent en bénéficier aujourd'hui. C'est le sens de ma candidature.
 

Recueilli par Fred GAUTIER

Photo J-F. G. © Midi Libre

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Ce billet a 3 Commentaires

  1. PANTEL dit :

    « Je souhaite que demain il ait un rôle d’accompagnement à tous les porteurs de projets, d’aider à libérer la création, les énergies dont notre canton est porteur »

    Il me semble que paraphraser Bayrou ou l’UMP n’est pas le signe d’une politique véritablement axée à gauche…

  2. vanessa dit :

    en réponse à Mr Pantel:
    pour ma part je ne pense pas que cela est paraphraser Bayrou ou l’UMP puisque « accompagner les porteurs de projets, aider à libérer la création, les énergies » ne concerne en aucun cas que les entreprises mais concerne également les associations, les communes qui ont un rôle très important dans l’amélioration des conditions de vie de la population au quotidien.

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